20
Jan

A propos du « Coq », vous savez ?

Le vôtre, le nôtre, n’est ni bleu, blanc, rouge, ni gaulois, d’ailleurs même pas gallinacé. Le vôtre, c’est tout simplement « Le Coq d’Or », estaminet bien connu de notre ville, là où les membres actifs de Soviet Bloem se retrouvent afin de partager leurs vues et leurs attentes, et y engager leur énergie au bénéfice de la collectivité.

Même si le regard masqué, vous pourriez donc rejoindre le « Coq », avez-vous une idée de son passé ? Avez-vous déjà remarqué le chronogramme qui orne sa façade ? Si peu l’ont décrypté qu’il ne nous paraît pas futile de l’évoquer, car ce chronogramme atteste aux yeux de tous de ce que le bâtiment fut la première maison communale de Fleurus.

Adamo 1Comme la gravure réalisée en 1992 par Adamo Presciutti le suggère, trois hôtels de ville seulement ont marqué l’histoire de notre bourg : l’actuel « Coq d’Or », le bâtiment de la place Ferrer qui accueille toujours les citoyens pour des démarches essentielles, et le Château de la Paix.

Grâce aux travaux de Charles Mathieu (archiviste de la ville) publiés en février 1998 par Hannonia, remontons le temps. La Belgique à peine fondée, les élus avaient pour cadre de décision un local du bâtiment scolaire du Collège des Récollets, sis rue du Collège. Mais des problèmes de disponibilité incitèrent les élus a décider, en date du 9 juin 1834, à acquérir une maison en ruines, sise à l’angle formé par la Grand-Place (aujourd’hui place Albert Ier) et la rue Saint-Victor (rebaptisée rue Jos Grégoire). La décision portait sur la construction d’une maison « commune » ou « communale ». Dès les travaux terminés (1836), la régence communale s’organisa au rez-de-chaussée, le reste étant mis en location. Les plans avaient été conçus par le géomètre Joseph Lambillon et les travaux réalisés par l’équipe d’Etienne Meurant.

C’est alors que fut scellée une pierre entre les  premier et deuxième étages (juste en-dessous du balcon) toujours bien lisible aujourd’hui.

La  ConstItutIon  Dignes  MagIstrats  vous  L’eXéCUterez

Ce message est donc un chronogramme, qui est un message concis dont chaque mot contient au moins un chiffre. Celui-ci fait référence à 1834, la notion de magistrat englobe l’officier d’état civil, les fonctionnaires, etc. L’actuel « Coq »  fut hôtel de ville jusqu’en 1871 lorsque les élus décidèrent de construire de nouveaux locaux scolaires chaussée de Charleroi. Pour financer ces travaux – ainsi que la restauration de l’église Saint-Victor -, la maison commune fut vendue à Elie Hanotiaux, brasseur à Sombreffe. De lieu de régence communale le bâtiment devint le Café de la Régence.

Le conseil municipal se tint alors dans un local de l’ancienne Ecole moyenne de la rue du Collège, jouxtant la halle aux grains. Ces bâtiments abattus libéraient donc le terrain sur lequel l’hôtel de la place Ferrer fut construit, ensuite inauguré le 4 juin 1905. C’est en ce lieu que se tint le 1er janvier 1977  le (nouveau) conseil communal issu de la fusion des communes. En 1982, la ville rachetait le « Château de la Paix » à Godefroy Dumont de Chassart, une façon de sauvegarder un élément du patrimoine tout en ouvrant de nouveaux espaces de travail aux services communaux. Les mariages y sont prononcés, des évènements y sont organisés, le « Château » est connu de tous les Fleurusiens, ou presque.

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