10
Juil

Derby d’amis, certes, mais il faut vaincre !

Tout comme en 1986, voilà nos Diables rouges sont en ½ finale de la Coupe du Monde. Le Brésil n’a pu venir à bout d’une équipe belge talentueuse, physiquement bien pourvue, volontaire et solidaire, agissant selon une organisation rigoureusement étudiée et imaginée par Roberto Martinez et son staff.  Les nôtres n’avaient pas le choix, ils ne pouvaient se permettre de jouer à la « roulette russe », c’était vaincre ou désenchanter.

Au terme d’un match de très haute qualité et indécis jusqu’à son terme, nos « Reds Devils » ont alimenté enfin leur palmarès, c’était maintenant ou jamais. Notre génération a été triomphante, elle a accédé en l’espace de ce match au rang des « grands » d’Europe.

Le coach espagnol n’est évidemment pas du même tonneau que Marc Wilmots. Il n’a pas son passé de joueur, mais il a affiche sans doute une approche plus fine voire plus scientifique.

Le football, en effet, a beaucoup évolué en 30 ans : le rythme de jeu est plus élevé et l’intensité est permanente dans un match au sommet. Savez-vous, d’ailleurs, que Martinez est un fervent adepte des analyses mathématiques. Durant le stage de préparation organisé en juin à Tubize, les séances de travail était filmées au départ d’un drone, chaque élément portant une brassière pourvue d’un tracker GPS et d’un cardiofréquencemètre. Toutes les données captées permettent d’analyser chaque joueur dans son engagement, ses déplacements, son sens du jeu. Tout, absolument tout est analysé, y compris les distances parcourues, la vitesse de la course – ce vendredi, lors de son rush amenant le but de De Bruyne, Lukaku a(urait) atteint la vitesse 32 km-h tout en gérant le ballon -, les duels gagnés en attaque et en défense, les dribbles réussis, les interceptions, les passes, etc, etc. Toutes ces données cumulées aux analyses urinaires et sanguines permettent de personnaliser la préparation et la charge de travail pour chacun de nos Diables.

En vainquant le Brésil, la Belgique voit sa cote renforcée, elle fait partie des quatre dernières équipes en jeu et, forcément, on se met à rêver de plus encore. De la finale tout simplement. Mais pour y parvenir, demain « nous » rencontrerons la France. Beaucoup de joueurs se connaissent fort bien pour évoluer ensemble dans de grands clubs européens.

Alors qu’il y a une semaine « nous » critiquions notre coach national, il faut lui reconnaitre son boulot, la pertinence de ses choix. Sous ses airs de dandy, Martinez se révèle à la planète entière, sa notoriété dépasse les limites de l’Europe, il est désormais reconnu pour sa science, sa psychologie, sa modestie aussi, c’est son job direz-vous mais il faut le souligner.

Au-delà de l’analyse sportive, la victoire des nôtres acquise ce vendredi est aussi un merveilleux signal envoyé à notre jeunesse : il faut travailler dans la vie, travailler plus encore et le faire avec hargne et pugnacité.

L’image de marque et la notoriété de l’équipe nationale belge a gravi au moins deux marches, gageons que d’ici quelques mois on verra naître des Eden, Kevin, Thibaut, Thomas…

Waar is da feestje ?

En terre russe, la Belgique n’a pas encore connu la défaite, voilà qui alimente l’enthousiasme des supporters. A Fleurus aussi, le bouillonnement est de mise, on croise les doigts pour la suite.

Ce mardi 20h, dans le stade Krestov à Saint-Petersbourg, ce sera donc France – Belgique, une rencontre entre connaissances. En quelque sorte il s’agira peut-être d’une fête entre voisins, la bière est déjà au frais. En leur local (chaussée de Charleroi, 151, 1 €, inscription obligatoire sur la page de l’évènement ou envoyer un message sur la page de l’unité scoute en laissant votre nom), les scouts de Fleurus organisent la diffusion des matches de la Belgique sur écran géant. Si vous cherchez à partager avec des fans de foot… A Wagnelée/Saint-Amand il y a une initiative du genre, ainsi qu’à Lambusart où le « Jimmy’s Bikers » crée l’évènement au « Caméléon ».

Hier is da feestje ! chante à tue-tête des milliers de Belges.

En fait, de cette Coupe du Monde 2018 un seul vainqueur est déjà connu en fait : le groupe AB InBev, dont le portefeuille affiche plus de 500 bières. La Belgium (Jupiler) chez nous, la Brasil (Brahma) au pays de Neymar, sous le nom d’Aguila en Colombie. Et le brasseur belge ( ?) est sponsor du tournoi sous les couleurs de Budweiser.
Ce mardi 20h, tous derrière vos petits écrans. L’importance du moment et l’enthousiasme de notre communauté méritait sans doute ce billet. Une victoire ouvrirait les portes de la grande finale, programmée dimanche prochain.

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