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Août

Au fil d’un parcours d’artistes…

Les samedi 8 et 9 septembre, « Fleurus en Transition » et « Fleurus Culture » vont proposeront de découvrir une cinquantaine d’artistes de l’entité, qui vont accueilleront chez eux ou chez un concitoyen qui a choisi d’ouvrir son cadre de vie.

Une cinquantaine d’artistes ont adhéré à cette démarche, mais d’ores et déjà une œuvre est réalisée et en place : à savoir le graph’ réalisé par Stix Seventy-one, 46 ans, un concitoyen. L’homme s’est découvert une passion qui n’est rien d’autre qu’un loisir, qu’un Art même.

 

« Cette réalisation est plus qu’un graph’, on parle aujourd’hui d’art urbain débordant de nouvelles sensibilités, au-delà du conventionnel, puisque ces œuvres ne sont pas conçues pour parler de l’artiste ni pour choquer, mais plutôt pour initier des échanges », défini Dom Verrassel, notre Bloemer professeur de communication visuelle au sein d’Arts 2 à Mons.

De profession bobinier chez Hélio Charleroi (très grosse imprimerie), Stix 71 charge en une pause pratiquement 90 tonnes de papier, une opération technique dirons-nous. Mais… « Au fil de mon adolescence, je n’ai jamais été passionné par les jeux électroniques, par contre tous les visuels utilisés m’ont toujours attirés. J’en suis venu à créer quelques logos et puis j’ai voulu embellir notre quotidien. Et je me suis donc mis à peindre à la bombe. »

A ne pas confondre, Olivier ne tague pas les poteaux, pilastres ou trains, mais oeuvre sur les espaces mis à sa disposition. Ici, c’est Claude Laroche (tourneur sur bois et porteur de ce projet d’artistes) qui a mis en relation notre grapheur et des propriétaires de la rue de Bruxelles. « C’est ainsi que j’ai accédé à cette entrée de garages (plus ou moins 8 m x 4), pour agir dans une ligne suggérée par les propriétaires ». Et vous découvrirez – ou vous l’avez déjà fait peut-être – ainsi un superbe visage (grandes dimensions) de singe qui ne manquera pas de capter les centaines d’étudiants qui empruntent quotidiennement cette rue. Mais soyez attentifs, cette grande fresque se prolonge par la signature de Stix Seventy-one, qui est en fait un enchevêtrement de lettres et signes déformés (à l’opposé de la typographie classique) et peints dans des tons différents. Et ensuite, « Oli » a réalisé un superbe panda qui émerge d’une forêt de bambous. L’ensemble est saisissant et beau, c’est une œuvre picturale à l’opposé des tags sauvages qui vous avez peut-être à l’esprit. « Hier, le graph’ était poursuivi, aujourd’hui on met des espaces à notre disposition », souligne l’artiste. Belle victoire déjà que de laisser l’agilité de l’esprit faire son œuvre.

« Mon inspiration ? ça dépend des jours, mais il faut d’abord réaliser un fond noir et y tracer des lignes de guide. Et puis, bien sûr, il faut acquérir un certain doigté dans le maniement de bombes de couleurs pour concrétiser un dessin de base qu’a choisi l’artiste »précise notre « terrible bomber ».

Temps nécessaire pour réaliser une œuvre ? « Ici, rue de Bruxelles entre 16 et 20 heures. »

Coût de l’opération : les propriétaires ont fourni la couleur de fond, au-delà un spray revient à 3,80 € (« J’en ai toujours 3 à 400 en stock »).

Une conclusion ? L’art urbain est établi : la France vient d’inaugurer (en Bourgogne) le 1er musée d’art urbain (le Mausa).

 

D’autres réalisations

Si aujourd’hui nous posons le regard sur Stix Seventy-one, il a déjà œuvré sur d’autres lieux de l’entité : la tribune-vestiaires du stade Cosse il y a trois ans et, plus récemment, il a géré 15 grapheurs (dont un venu d’Italie) pour un travail de groupe réalisé sur plusieurs dizaines de mètres (480 bombes ont été nécessaires) au pied des deux tours du Vieux-Campinaire. En fait, « Mon Toit Fleurusien » avait sollicité le Plan de Cohésion Sociale qui coordonne le projet « Color the city », dont les premières cibles ont été les aubettes de bus. Voilà divers projets qui ont permis aux jeunes de s’exprimer de manière positive. « Mais nous n’en sommes pas encore comme en Allemagne ou en Flandre où cette démarche est utilisée pour lutter contre le vandalisme » précise Olivier pour qui « le graph’ reste un vrai plaisir, ce n’est pas alimentaire du tout. »

Cela dit, notre artiste a participé à de nombreuses « jams » en Italie, Maroc, Pays-Bas ou France.

 

Soyez attentifs !

Ce parcours annoncé pour les 8 et 9 septembre englobera de fort nombreuses disciplines artistiques. Un plan des répartitions des activités est à votre disposition en divers lieux de l’entité (hôtel de ville, commerces, …), réclamez-le, c’est gratuit !

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