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Juil

Dominic sera au départ du «Norseman», triathlon de l’extrême!

Tout ça pour ça ? Ce samedi 3 août, notre concitoyen Dominic Bertin sera au départ d’une des épreuves les plus difficiles au monde, organisée en Norvège. Plus précisément autour de Eidfjord, où la densité de population de 0,63 hab/km2. Il s’agira d’enchaîner 3.800 m de natation, 180 kms en vélo et, enfin, un marathon qui se terminera à 1.700 m d’altitude, un « Ironman » en fait !

Avant l’heure, il mérite un coup de chapeau.

A l’heure où vous lirez ces lignes, Dominic (58 ans) et sa petite équipe seront sur la route : via l’Allemagne, le bateau, direction le sud de la Norvège, où… « Moi, je suis toujours en quête de découvertes, humaines et autres. Au travers du « Norseman » je me remettrai en parfait accord avec la nature – « Je choisis mes épreuves en fonction de la beauté des lieux » -, je vais découvrir un univers certainement impitoyable, mais c’est mon choix » annonce notre triathlète. « Il faut savoir qu’il y avait 4.000 candidats pour participer à ce triathlon de l’extrême, 270 sont tirés au sort (« en direct sur YouTube »), je suis un de ces heureux. L’information m’a été transmise à l’automne dernier, j’ai donc pu planifier toute ma préparation ». Sportive et logistique.

Le scénario de l’épreuve ? Après avoir rangé (vers 03 h) son vélo dans le parc adhoc, les concurrents (+/- 300) sont emmenés par ferry (04 h), d’où ils seront libérés pour une nage de 3.800 m (« avec pour repères des feux allumés au lieu d’arrivée »). Il s’agit alors de se dévêtir, se sécher, se réchauffer sans doute (plus d’1 h 15/20 dans une eau à 14 ou 15°) avant d’enfiler une tenue cycliste pour attaquer les 180 kms, le parcours proposant un dénivelé global de 3.300 m. Le chrono tourne évidemment, donc chaque geste doit être préparé et minutieusement coordonné, l’assistance (« Nicolas Demonseau de l’ATTCC, mon club, son fils et ma fille aînée ») étant précisément définie (zones, quels apports, personnes) : « Il faut tout prévoir, y compris le gâteau énergétique que je prépare moi-même sachant que je brûlerai probablement 9.500 calories sur la journée. Il faut entretenir sa lucidité, il faut que l’esprit prenne le dessus sur le corps, c’est indispensable. Lors de la natation, la température corporelle aura chuté forcément, on peut connaître des tremblements, je prévois donc au minimum du thé chaud. C’est un premier cap difficile à franchir. »

Le parcours vélo ? Les 12 premiers kms sont plats, après … Au km 36 nous serons à 1.000 m, là ma voiture pourra me suivre. Sur le plateau Hardanger (un des plus grands sites naturels du pays), nous serons balayés par le vent, la pluie : « J’espère boucler le vélo en 7 h. Jusqu’au km 150 il faudra enchaîner 5 cols, les 30 derniers kms étant en descente. A ce second point de transition, changement de vêtements et de chaussures, manger, et en route pour la course à pied : 20 kms de plat, avant de s’engager dans le « Zombie Hill » : après le 25ème km ça n’arrêtera plus de monter sachant qu’au-delà du km 32 seuls les 160 premiers athlètes seront admis en montagne (pierrier). Chaque concurrent doit alors obligatoirement porter une lampe frontale, emporter un gsm, un pantalon, un coupe-vent. Il doit aussi être accompagné d’un assistant, psychologiquement cela est indispensable. A partir du km 37, plus aucun mètre de tarmac. »

« Mon but ? Arriver en haut, au bout, même à la marche j’y arriverai, sachant que le seul trophée à conquérir est « le » tee-shirt noir. Le graal ! Il faudra très certainement puiser dans ma rage de vivre pour me rapprocher du bonheur de l’objectif atteint, l’ivresse du devoir accompli. »

Dimanche, remise des prix, à savoir « le » tee-shirt noir pour ceux qui ont atteint le sommet, un tee-shirt blanc pour ceux qui auront été déviés au km 37 vers une piste moins accidentée.»

Tout ça pour ça ? Oui tout ça pour ça !!!!!

Dominic mesure 1 m 74 pour 69 kilos, son cœur bat au rythme de 41 pulsations. « Je respecte une vie alimentaire saine, je ne me prive de rien car ma pratique sportive est un loisir avant tout. » Au quotidien, Il est accompagnateur de train.

Si dans son regard azur on imagine tous les décors qu’il a découverts, il tient aussi à préciser : « Ma quête de découvertes, c’est aussi au plan humain. J’ai fait des rencontres marquantes, tel cet athlète français revenu au triathlon après une double greffe, cœur et poumons. Ou encore notre compatriote Marc Herremans, entraîneur, et deux fois vainqueur à Hawaï en voiturette puisqu’il est paralysé des membres inférieurs.

Tiens, Dominic, comment es-tu venu au triathlon ? « Dans les années ’80 j’ai goûté au triathlon populaire de Fleurus, et à 40 ans j’y ai regoûté… ». Et depuis des épreuves, de la préparation, de l’abnégation !

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